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ETOILE EGALE ?
(2007)
1/
Correspondance
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 5'03)
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2/
Etoile Egale ?
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 5'38)
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3/
Fin De Partie
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 5'16)
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4/
L'Hôtel Des Vents
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'14)
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5/
Etre seul Un Peu
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'31)
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texte
6/
Soleil Soleil
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 4'04)
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texte
regarder le clip (2006)
7/
La Tête A L'Envers
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 4'58)
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8/
La Petite Cigale
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 5'01)
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9/
Marianne
(Chris de Paris, éd. DUEL, 6'23)
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10/
Le Chemin Des Etoiles
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 4'04)
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WI
(2004)
1/
Wi (Chris
de Paris, éd. DUEL, 4'34)
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2/
Les Guitares Espagnoles
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 2'39)
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3/
La Balade Irlandaise
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'06)
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regarder le clip (2005)
4/
Carpe Diem
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 2'51)
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5/
Le Grand Miroir
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'46)
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6/
Laisse-Moi Te Dire Je T'Aime
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'44)
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7/
Taxi De Nuit
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'17)
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8/
Dis Sur Alexandrie
(Chris de Paris, éd. DUEL, 3'30)
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9/
Le Canal
(Chris de Paris, éd. DUEL, 3'55)
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à venir
: regarder le clip (2006)
10/
Dédicace (A Ceux De Cana')
(Chris de Paris, éd.
DUEL, 3'25)
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FICHES TECHNIQUES & PAROLES
▼
ETOILE
EGALE ?
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sortie : dernier trimestre 2007
Un disque produit et réalisé par Christophe et
Nicolas Le Du
Editions & production : duelprod
tous droits réservés
©
duelprod
2007
CD audio, 10 titres. Durée totale : 46'03
Disponible sous pochette cartonnée couleurs, 3
volets,
avec livret textes & photos 14 pages.
CREDITS :
Guitare acoustique & voix : Chris de Paris

Chœurs : Shlabalela Ensemble de Thembisa (sous la
direction de Nhlanhla Muhlangu)

Guitares basse & solo : Mac McKenzie

Piano, marimba, arc-à-bouche & bombarde : Hilton
Schilder

Batterie : Clement Benny

Accordéon, trompette & cor français : Alex Van
Heerden

Programmations : Cobi Van Tonder

2ème batterie : Clayton September
2ème guitare solo : Peter Pulvenis
2ème trompette : Lee Thompson
2ème accordéon : Sigrun Paschke
Banjo : Abu Bakar
Sitar : Yotam Sandak
Clarinettes : Images Quartette (sur instruments
Selmer)
Saxophone & flûte traversière : Robbie Jansen
Dâf : Gavin Boner
Tablas : Ashish Joshi
Mbira & “talking drum” : Pape Dieye
Violons : Lyric Ensemble (sous la direction de
Laurie Howe)
Violoncelle : Bridgitte Stanton
Voix aditionnelles : Ashish Joshi (« Marianne »),
Mac McKenzie (« La Tête A L’Envers ») & Chengetai
(« Etoile Egale ? »)
Enregistré, mixé et masterisé entre janvier 2005 et
juin 2007 entre les studios Yebo ! de Johannesburg,
Sibebe de Cape Town & Le Comptoir Des Sons de Paris
(Afrique du Sud & France)
Ingénieurs du son : Leon Erasmus, Yotam Sandak &
Remi Stengel
Montage & mixage : Nicolas Le Du

Mastering : Remi Stengel
Photos : Hugues Foulquier

Graphisme : Alexandre Aurouet
REMERCIEMENTS :
Safy, Dany & Guillaume Le Du, Patrick & Caroline de
Mervelec, Bridgitte Stanton, Fleur-Marie Fuentes,
Jean-Charles Martel, Olivier Cauchois, Thomas Groc
de Salmiech, Aïcha Archiche & Karl Gietl, Bob Nameng
et les enfants de la Soweto Kliptown Youth
association.
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PAROLES :
CORRESPONDANCE ▼
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Une lettre qui accoste
Dans une chambre par la poste
Station des yeux ouverts la nuit
Regarder vers le carrousel
Des constellations
Attendre et demeurer
Immobile et droit
Comme un maillet de tapissier
Jeté sur un sommier de bois
Avec au cœur le cher soucis
De tout ce qui a trait à toi.
Une chaise
Des écorces de noix
Un calendrier des Postes et des Télécoms
Où il est indiqué
Près de la photo peinte
D’un matelot vidant sa pinte
Clair de Lune
Comme la ronde des semaines
Avec au cœur le cher soucis
De tout ce qui a trait à toi.
La nuit, dans une carafe
Qu’on vide à petits traits
On considère sans s’émouvoir
Le mouvement des astres
Et des caractères
On tourne en ronds
Pieds nus
Dans un périmètre de lettres
On signe entre les lignes
Avec au cœur le cher soucis
De tout ce qui a trait à toi
Une figure qui sourit
Sur la couverture d’un horaire officiel
Un animal qui file
Dans l’obscurité la toile
D’un réseau de correspondances
Entre Paris la nuit le Cap de Bonne-Espérance
Avec au cœur le cher soucis
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ETOILE EGALE ? ▼
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Ce soir c’est la nuit de l’équinoxe
C’est la silhouette d’un grand pin qui se
balance
Et qui ressemble au diable
C’est la chorale des chiens afghans
Enfermés dans un jardin qui s’interrogent
Etoile égale ?
C’est la nuit sur les toits
Qui passe à la renverse
C’est un papier qu’on froisse
Dans un bruit d’averse
C’est la nuit comme un tambour
Retourné sur le monde
Avec un ciel en peau d’animal
Qui s’en irait à reculons
C’est l’énigme d’un sphinx
Des papillons à cocardes
Une pluie d’ailes de cendres
Tombe d’un abat-jour en paille
C’est l’élancement d’une dent douloureuse
Une corne d’autorail
Une plume à la main
Qui interroge chaque détail
Etoile égale ? Etoile égale balle perdue !
C’est la nuit comme
Une toupie passée sous l’horizon
Des jours de gloire
Un air de violon
Des amants noctambules
Une noce en campagne
C’est l’allée des peupliers impressionnants
Penchés du haut de leur vingt ans sur le panier
D’une danseuse étoile tombée du firmament
C’est une boule de terre
Qui gémit sous un linge
Deux fous sur l’échiquier
Grimaçants et rebelles
Un cheval désarmé
Des armées en campagne
La paix sur une échelle
Nos cœurs qui l’accompagnent
Etoile égale ? Etoile égale balle perdue !
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FIN DE PARTIE ▼
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Il est trop tard et je veux être seul
Sans musiques et sans paroles
Fin de partie, le dernier pli
Je le fais dans mes cheveux gris
Tant que la roue de la fortune
Tourne mon voisin me redit
Son histoire à dormir debout
On dirait qu’il y croit encore
A la martingale de l’amour fou !
Il fait trop noir
Le mauvais sort qui s’acharne
Je reste seul et sans remords
Un dernier verre
Dans la rivière
Des jours mauvais
Les mots les mains les yeux les cernes
Les réverbères sous la pluie
Ces sanglots longs que je promène
De bar en
bar en bords de Seine
En traversant le Pont des Arts
Me revient en mode lacrymal
Cette forte pensée de Blaise Pascal
« Gardez-vous des jeux de hasard »…
Et des mirages de l’amour fou !
Il fait trop noir
Le mauvais sort qui s’acharne
Je rentre seul et sans remords
Une autre pierre
Dans la rivière
Des jours mauvais
Qu’importe au fond
C’est à la chance
Que je m’en remets
Et plus j’y pense
Et moins je sais
Où je m’en vais
Mieux vaut n’avoir aucun regret
Et continuer de croire à l’amour fou…
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L’HÔTEL DES VENTS
▼
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C’est dans le hall de l’hôtel
Les flocons tournent roulent boulent et se
mêlent
A l’envers à l’endroit je me veille
Et le fluide ensoleille
Les circonvolutions de ma cervelle
Où je verse et je vois
La foule se presse et je dois
Regagner le sofa
Près du poêle à charbon
Qui brûle dans un bidon…
C’est dans le hall de l’hôtel
Les flocons tournent roulent boulent et se
mêlent
Sur les murs des paons se battent
Dessinés au fusain ou peints
Je n’en sais rien
Près de la porte
Un homme a vu passer un train
Et fume, épate comme il dit
Une jolie femme qui le tient par la main
Une guitare au loin
S’accorde pour jouer jusqu’à demain…
C’est dans le hall de l’hôtel
Les flocons tournent roulent boulent et se
mêlent
Pour jouer dans la roue d’un soleil de cinq
heures
Cet enfant sait bien que c’est que le cœur :
D’un bout de roseau
Qu’il coupe au couteau
Il fait un bateau
Qu’il jettera dans l’eau
De ce grand torrent
Qui roule devant
L’hôtel des Vents
Pour rire jusqu’à demain…
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ETRE SEUL UN PEU
▼
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Etre seul un peu
Peut-être une heure ou deux
Peut-être davantage
Marcher sur le rivage
Et oublier un peu
Ces visages aimés
Douces lèvres chéries
Chéries le temps que dure
Une brève mesure…
Etre seul un peu
Comme un piano qui fume
Un vieil air de music-hall
S’étendre dans les dunes
Et laisser s’effacer
Ces tendres mésavoeux
Doux serments effeuillés
Emportés par le vent
Et par le temps passé…
A regarder au loin
Des bandes d’oies sauvages
Remonter vers le Nord
En se jouant des nuages
Des averses des grains
Des jours passés en océan
Ces piètres sentiments
Qui sont semblables à ces vagues
D’hiver déferlant dans la brume
De nos amours cavales légères
Ne reste que l’écume…
Etre seul un peu
Peut-être une heure ou deux
Peut-être davantage
S’allonger sur la plage
Et tâcher d’oublier
Ces gorges embrasées
Corsages parfumés
D’une odeur de chardons
Et de fleurs incendiées…
Et puis tourner la page…
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SOLEIL SOLEIL ▼
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Soleil Soleil
Sur la statue de Nelson Mandela
Tu as jeté quelques écus
Qui sont tombés par hasard
Dans la paume de sa grande âme
Et de là ont roulé
Dans le ruisseau
Soleil Soleil
Un homme avec
Sa peine pour seul bien
Y a plongé sans hésiter
Ses mains pour les ramasser
Après les avoir essuyés sur sa manche
Il a lu les mots imprimés sur la tranche :
« Avec un peu de courage tu pourras
Faire tout ce que tu voudras… »
De sur cette île de Mozambique
Où je me suis mis en quarantaine
Pauvre Chris.
Fais que ma jeunesse revienne
Et qu’à nouveau bientôt chanter je puisse…
Soleil Soleil
Sur les paupières
Des belles abandonnées
Tu as posé quelques baisers
Dont elles ne sauraient se fâcher
Car ils écrivent en lettres d’or
La philosophie de tous ceux qui t’adorent :
« Avec un peu de courage vous pourrez
Faire tout ce que vous voudrez… »
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LA
TÊTE A L’ENVERS ▼
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Il
est sept heures du matin
Je
porte juste un juste-juste juste-au-corps
J’irais bien me laver les mains
S’il faisait un peu moins froid dehors
Mais la nuit qui chasse et glace le décor
Dans l’épaisse épaisseur de l’aurore
Joue son épilogue et nous efface
Sans couleurs et sans laisser de traces
L’ampoule
électrique au plafond
Est éteinte comme au premier jour
Mais nous nous éclairons sans raisons
Quand le fond de l’esprit reste sourd
Et
la brume qui roule comme une charrette
Quand l’aube transhume vers les crêtes
Joue son épilogue et nous efface
Sans couleurs et sans laisser de traces
Si
quelquefois tu te sens pendu par les pieds
A
notre Terre c’est que tu n’as pas su trouver
Le
temps de t’oublier de t’allonger par terre
Et de tout mettre en l’air et ta tête à l’envers !
Mais quand je regarde vers le Ciel
Qu’est-ce que j’y vois
Sinon des formes qui se déforment
Et
que je dois abriter
Sous un grand chapeau
Si
je ne veux pas
Finir de déjeuner dans l’eau
Car la pluie qui tombe en trombe sur le monde
Rogue comme une pierre sur une tombe
Joue son épilogue et nous efface
Sans couleurs et sans laisser de traces
Si
quelquefois tu te sens pendu par les pieds
A
notre Terre c’est que tu n’as pas su trouver
Le
temps de t’oublier de t’allonger par terre
Et de tout mettre en l’air et ta tête à l’envers !
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LA
PETITE CIGALE ▼
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Dans un cabanon près de la mer
On
éprouvera quelque chose
Assis sur un banc vert comme l’espérance
Avec le ciel en conférence
Et
la nuit qui produit
Son bruit d’herbes coupées
Quatre milliards d’étoiles
Plus une petite cigale
Qui chante à tout casser
Comme toujours
A
jamais
C’est peut-être
Quelque chose comme l’éternelle jeunesse de l’amour…
Dans un cabanon près de la mer
On
éprouvera quelque chose
Comme ces citrons verts qu’on passe entre nos
bouches
Comme ces essaims de mouches
Qui décollent des murs en faisant des bruits d’orgue
Comme ces vieux taureaux
Qui passent à contre gué la ligne d’horizon
A
l’heure où le soleil
Est un dessin d’enfant
Et
puis ces champs de blé
Tremblent à l’infini
Quatre milliards d’épis
Vers le ciel renversés
Par une petite cigale
Qui chante à tout casser
Comme toujours
A
jamais
C’est peut-être…
Quelque chose comme l’éternelle jeunesse de l’amour…
Comme ces flamants roses
Pèchent à pas comptés
Dans l’eau du Sénégal
Des poissons d’or et d’argent
Et
la nuit qui secrète
Une odeur de lauriers
Quatre milliards d’années pour en venir enfin
A
la petite cigale
Qui chante à tout casser
Comme toujours
A
jamais
C’est peut-être
Quelque chose comme l’éternelle jeunesse de l’amour…
Dans un cabanon près de la mer
On
éprouvera quelque chose
Comme la petite fille qui s’endort
Sur les épaules de son beau-père
Cet homme que sa mère adore
Comme une rose évanouie dans un verre
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MARIANNE ▼
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Alors ça y est tu t’es assise
Sur le rebord de la fenêtre
Et
tu regardes au gré des vents soumise
Sa
silhouette disparaître
Entre les dunes où vous avez
Caché votre fortune toute une année.
Et
maintenant tu tires dans le noir
Sur une cigarette indienne
Qu’il t’a laissée en guise d’au revoir
Tu
voudrais bien qu’il se souvienne
Des réves insensés que vous avez
Tissés avec des mots entrelacés
Mais Marianne il faudra bien que je te le dise :
Ce
garçon je le connais,
quand il s’en va c’est pour de vrai
Ce
garçon, je le connais, quand il s’en va …
Depuis le temps que tu lui répétais
Que cette histoire était trop belle pour être vraie
Que voulais-tu qu’il ne finisse par te croire
Quand sur ses lèvres fines tu croisais tes doigts ?
C’est plus facile c’est sûr que de rester
De
s’embarquer dans un avion pour l’Amérique
Et
de tirer d’un nuit en plain ciel
Un
trait sur le Coromandel…
Le
vent du soir passera sur le sable
Emportera le souvenir
Crois-moi ta peine est aussi périssable
Que le sillage des navires
Avec une bougie tu peux brûler
Le
nom de celui qui s’en est allé
Car Marianne il fallait bien que je te le dise :
Ce
garçon je le connais,
quand il s’en va c’est pour de vrai
Ce
garçon, je le connais, quand il s’en va…
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LE
CHEMIN DES ETOILES ▼
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Tiens-toi droit petit
Ne
te retourne pas
Regarde plutôt devant toi
Le
jour n’est plus qu’un trait
De
lumière attardée
Qui rosit à jamais
Les neiges éternelles
En
bas dans les vallées
On
entend des torrents
Des torrents
D’eau glacée
De
vœux et de prières
Et
des larmes de pierre
Et
des pierres qui se fendent
Et
nos cœurs qui se rendent au dernier combat…
Tiens-toi droit petit
Ne
te retourne pas
Regarde plutôt devant toi
Et
puis si d’aventures
Tu
venais à douter
Dis-toi qu’à moi aussi cela m’est arrivé…
Tiens-toi droit petit
Ne
te retourne pas
Regarde plutôt devant toi
Notre chemin n’est plus guère
Qu’un ruban de poussières
Où
l’on monte à grand’peine
En
soufflant sur ses doigts
Tu
n’as pour tout repas
Qu’un morceau de pain gris
Quelques copeaux de fromage
Un
peu de vin qu’on partage
On
n’entend d’autre bruit
Que la chanson d’automne
D’un hibou qui s’étonne
Dans la nuit…
Tiens-toi droit petit
Ne
te retourne pas
Regarde plutôt devant toi
Mais hâte un peu le pas
De
notre vieux cheval
Car il est encore loin
Le
chemin des étoiles
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Wi
▼
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Un disque produit et réalisé par Christophe et
Nicolas Le Du
sortie : dernier trimestre 2004 /
Editions & production : duelprod
tous droits réservés
©
duelprod
2004

CD audio, 10 titres. Durée totale : 39'47
Disponible en CD digipack et K7
pochette couleur avec livret textes & photos 16
pages.
CREDITS :
Programmations : Jan Smit
Percussions ("Le Canal") : Gontse Makhene
Batterie ("Le Canal" & "Carpe Diem") : Madite
Moalusi
'Oud ("Le Canal") & guitare flamenco ("Les Guitares
Espagnoles") : Greg Georgiades
Choeurs : Maryse Ngalula, Nosisi Mgakane, Cacharel,
Safy, Nicolas, Shervin & Ashkan Le Du
Enregistré au Studio Takk de Troyeville,
Johannesburg, par Jan Smit; mixé au studio Yebo! à
Newton, Johannesburg, par Nicolas Le Du (assisté de
Léon Erasmus); masterisé à Ultima Mastering Studio,
Johannesburg.
Conception pochette : Thomas Groc de Salmiech
Photos : Patrick de Mervelec
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PAROLES
WI
▼
retour écouter
A peine sait-il son
propre nom
Le petit homme en
majesté
Monté sur son cheval
de bois
Que déja ce ne sont
que non
Non à tous ceux qui
n’ont pas l’air
De trouver tellement
amusant
Qu’il y ait toujours
quelqu’un derrière
Et que lui soit
toujours devant
Faut dire qu’à cet
âge tendre
Il est un peu tôt
pour comprendre
Que dans la vie
quoiqu’il arrive
Rien ne vaut de
savoir dire oui
Oui c’est comme ça
Oui mais bientôt
grandi du bec
Petit coq a changé
d’échelle
Et le voila qui bat
des ailes
Et qui continue de
dire non
Non non non non
Non à tous ceux qui
lui font j’ose
Ne pas être d’accord
avec
L’idée que tu te fais
des choses
L’idée que tu te fais
du rang
De tes enfants
Faut dire qu’à l’âge
où’l faut prétendre
Il n’est pas facile
de comprendre
Que dans la vie
quoiqu’il arrive
Rien ne vaut de
savoir dire oui
Oui c’est comme ça
Tant et si bien qu’il
ne faut pas
S’étonner que ces
derniers temps
Il ait usé sa
dernière dent
A vouloir démontrer
que non
Non non vraiment
Puisque rien ne va
comme il faut
C’est que cette vie
rien ne vaut
Et que c’est pour ça
qu’il s’en va
Tout doucement vers
le passé
Sans se presser
Faut dire qu’à
l’heure où’l faut s’étendre
Il est un peu tard
pour comprendre
Que dans la vie
quoiqu’il arrive
Rien ne vaut de
savoir dire oui
Oui c’est comme ça
Que ça t'plaise ou pas
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LES GUITARES
ESPAGNOLES
▼
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Combien sont-elles
Lasse dévaine
Ces chères guitares
espagnoles ?
Six cordes de soie
Sur un corps de reine
Achetées pour quelques
pistoles
Tant que la nuit
Et que le vin coulent à verse
Elles se font flammes
Sous tes dix doigts
Mais au premier chant du coq
Elles se dispersent
Comme les cendres d’un feu de
joie
Où s’en vont-elles
Au matin celles
Dont jamais rien mieux ne
console
Qu’un air de danse
Joué sur le manche
D’une guitare espagnole ?
Passent sardanes, gigues et
farandoles
Pauvre gitane
Toujours tu sonnes
Dieu me pardonne
Et que ses anges fasse
Que ne se fâne
Ta rosace
Eh toi qui m’écoute
Sois sur tes gardes
Le jour où te tombant dessus
C’est la camarde
Qui te jouera
La balade des cœurs déçus
Car s’il est une chose
certaine
Douce est ta peine
Sans regret c’est qu’à cette
heure
Tu danseras
La corde au cou
D’une guitare espagnole !
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LA BALADE IRLANDAISE
▼
retour écouter
C’était un bel été
des années quatre-vingt
Je l’avais rencontrée
dans un petit bar-à-vins
Elle chantait là de
temps en temps
Tout en
s’accompagnant
Sur un vieil orgamon
D’une voix couleur de
braises
Des gospels, du blues
américain,
Et puis plein de
balades irlandaises
Un jour elle m’a dit
“tiens j’m’en retourne à Dublin;
Ensemble on pourrait
faire un petit bout de chemin…”
Je m’suis dit “bon
bah pourquoi pas ?!…”
Au fond je n’avais
pas grand’chose à faire cet été là
Et puis pourquoi le
taire
Ca n’m’aurait pas
déplu de la faire
Dans ses bras cete
balade irlandaise…
Seulement voila
là-bas y’avait
Un drôle de truc qui
m’attendait
Ca m’ressemblait
comme deux gouttes d’eau
Seulement c’était
passé plus tôt :
Un type sympa c’est
vrai
Mais auquel je le
craignais
Il allait falloir
bientôt m’habituer…
Alors sans me poser
trop de questions futiles
Du genre “pourquoi
m’a-t’elle donc attiré sur cette île ?…”
Je lui ai faussé
compagnie
Le premier baiser
pris
Et puis, j’ai filé
tout droit
Jusque sur le Shannon
Et là seul pour
oublier cette conne
J’ai fini ma balade
irlandaise…
retour écouter
CARPE DIEM
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